Rapport préliminaire de la campagne de prospections 2011

par Stephan G. Schmid – Caroline Huguenot

I. Introduction

La première campagne de terrain du Projet archéologique du Rocher des Aures (fig. 1) s’est déroulée du 4 au 17 septembre 2011, dirigée par le soussigné et financée par l’Université Humboldt de Berlin, le pôle d’excellence TOPOI, également basé à Berlin, et l’Association pour la compréhension des cultures antiques à Bâle (Suisse). Grâce à l’accord officiel des autorités archéologiques françaises (Direction régionale des affaires culturelles [DRAC] de Rhône-Alpes) ainsi que des propriétaires des terrains concernés, une petite équipe de cinq personnes a été mise sur pied, qui avait pour première tâche de réaliser des relevés topographiques.

Fig. 1: Situation du Rocher des Aures (carte: Google Earth, modifications: S. G. Schmid)
Fig. 1: Situation du Rocher des Aures (carte: Google Earth, modifications: S. G. Schmid)

A cette première campagne ont participé Stephan G. Schmid, professeur d’archéologie classique à l’Université Humboldt (Berlin, Allemagne), Caroline Huguenot, Dr. en archéologie classique de l’Université de Lausanne (Suisse), Marie-Pierre Dausse, maître de conférence en histoire ancienne à l’Université Paris 8, Maxie Maria Haufe, BA, étudiante en master d’archéologie pré- et protohistorique et d’archéologie des provinces romaines aux Universités de Bonn et de Cologne (Allemagne) et Jana Falkenberg, BSc, étudiante en master de géodésie de l’Université des sciences appliquées de Karlsruhe.

Fig. 2: Impressions de travail au milieu d’une végétation dense. Au centre de l’arrière-plan on devine le GPS différentiel (photo: S. G. Schmid)
Fig. 2: Impressions de travail au milieu d’une végétation dense. Au centre de l’arrière-plan on devine le GPS différentiel (photo: S. G. Schmid)

Bien que la campagne 2011 n’avait pas pour but une collecte systématique des trouvailles de surface, des tessons et autres trouvailles découverts en des endroit précis (en général auprès des structures „prometteuses“) ont été photographiés et dessinés sur place, afin d’obtenir quelques premiers ancrages chronologiques. Les structures recensées ont été relevées à l’aide d’un GPS différentiel, bien que la végétation très dense composée d’arbres et de buissons ait constitué un important facteur de retard sous deux aspects: d’une part, l’avancée physique sur le plateau s’en trouvait considérablement ralentie, et d’autre part, la station GPS dut être bien plus souvent déplacée, puisque la connexion avec le Rover ne pouvait s’effectuer que sur une courte distance (voir fig. 2).

Fig. 3: Plan du Rocher des Aures (carte: A. Chevalier)
Fig. 3: Plan du Rocher des Aures (carte: A. Chevalier)

Cette campagne s’est concentrée sur le plateau rocheux, mais une exploration superficielle des pentes méridionales a permis de constater la présence de plusieurs trouvailles de surface ainsi que d’une importante succession de murs, comme cela avait déjà été mis en avant par Chevalier (figs. 3–5).

Fig. 4: Plan des structures relevées en 2011 et projetées sur la carte topographique au 1:25000 (plan: J. Falkenberg)
Fig. 4: Plan des structures relevées en 2011 et projetées sur la carte topographique au 1:25000 (plan: J. Falkenberg)
Fig. 5: Plan des structures relevées en 2011 avec secteurs (plan: J. Falkenberg)
Fig. 5: Plan des structures relevées en 2011 avec secteurs (plan: J. Falkenberg)